Les Musées de la bataille d'El Alamein
Les Musées de la bataille d’El Alamein
Texte et photographies © Ioannis Kallianiotis, sauf indication contraire
En premier on visite le Musée de la Bataille, situé à quelques pas du cimetière des Alliés
Rénové, en excellent état, il possède une large cour intérieure.
Tout autour se trouve une vaste zone verdoyante où des voitures et chars de combat
et même dles avions sont exposés.
À l’intérieur, l’ancienne muséologie a été conservée: Une propreté impeccable, inexistante auparavant. N’oublions pas la présence du désert qui, malgré la construction étendue de la région aujourd’hui, est toujours tapi, assiégeant tout, avec du sable fin et des vents corrosifs.
Dans la première salle, une reconstitution s d’un véritable événement de guerre, où l’humanisme transcende les clivages de guerre.
Le mur est pris par une gigantesque photo de la Brigade Grecque à El Alamein
avec couronne de Lauriers portant les couleurs Grecques
Les photos en amont montrent de gauche à droite :
1. Le premier mémorial des combattants Grecs tombés à El Alamein.
2. Le général britannique Padgett inspectant la 1re Brigade Grecque.
3. Le général Montgomery avec le colonel Pausanias Katsotas.
4. Le général Montgomery ajoutant les armoiries grecques à sa casquette, en présence du ministre de la Défense Panagiotis Kanellopoulos et du commandant de la 1re Brigade Grecque, le colonel Pausanias Katsotas.
5. Véhicules motorisés de la 1re Brigade Grecque.
6. Le drapeau de la 1re Brigade Grecque et de sa garnison.
Vient ensuite la salle avec la contribution de l’armée égyptienne à la bataille du désert.
Le peuple et la classe dirigeante d’Égypte avaient des sentiments au moins ambigus quant à l’issue de cette nouvelle Grande Guerre. Un grand nombre de militaires d’Égypte et de Turquie avaient été formés par les Allemands lors de la 1ere Guerre mondiale et la classe dirigeante, ainsi que la dynastie d’Égypte, étaient en grande partie d’origine turque. Les dirigeants et le peuple étaient mécontents de la suzeraineté britannique imposée depuis 1882 et qui n’avait pris fin qu’en 1956.
Néanmoins, l’Égypte accueillait de nouveau des réfugiés, dignitaires et soldats de nombreux pays. Les perdants de l’affaire etaient les nombreux Italiens d’Égypte qui, en tant que conscrits, ont passé 4 ans emprisonnés dans des camps.
Major-général Mohamed Wasfy, commandant du désert occidental
Gardien du désert en 1942
Ensuite une grande salle dédiée à l’arme Allemande
Finalement la salle des vainqueurs
Rommel était surnommé « le renard du désert », mais cette photo de Montgomery
est autrement convaincante...
Montgomery avec le Roi Georges VI devant des cartes
Maquette du champ de bataille
Phases des campagnes du désert et d’Afrique du Nord 1940-1943, points 1 à 6
Cette plaque métallique, ainsi que la suivante, sont accrochées au cimetière du Commonwealth.
Suit la traduction du texte qu’elles portent.
La guerre dans le désert occidental 1940-1943
La campagne dans le désert occidental opposait les puissances du Commonwealth (avec l’ajout ultérieur de deux brigades de la France libre, une brigade de Polonais et une brigade de Grecs), toutes basées en Égypte, et les puissances de l’Axe (Allemands et Italiens) basées en Libye. Le champ de bataille où le combat s’est déroulé pendant deux ans était les 1.000 kilomètres de désert entre Alexandrie en Égypte et Benghazi en Cyrénaïque. Ce fut une guerre de manœuvres et de mouvements étendus dans laquelle, jusqu’à la dernière phase, chaque avancée de chaque camp entraînait des problèmes similaires de surextension des lignes d’approvisionnement et des renforts. Pour les deux camps, l’objectif n’était pas la conquête d’un territoire désertique, mais le contrôle de la Méditerranée, la connexion avec l’Est via le canal de Suez, le pétrole du Moyen-Orient et la route d’approvisionnement vers la Russie via la Perse.
Bien que le désert soit resté le principal champ de bataille, des forces expéditionnaires complémentaires du Commonwealth devaient être requises pour des opérations vitales, bien que mineures, en Somaliland, en Érythrée, en Éthiopie, en Irak et en Syrie, un échec dans l’une d’elles pouvant mettre en danger l’ensemble. Des troupes durent également être envoyées au printemps 1941 pour aider la Grèce et au début de 1942 pour faire face aux Japonais en Extrême-Orient. Ce n’est qu’à la mi-1942 que l’ensemble des ressources du Commonwealth se tourna vers le désert occidental. Du côté de l’Axe, les approvisionnements et renforts potentiellement décisifs seraient dirigés vers le front russe.
La campagne débuta en septembre 1940, par une attaque Italienne contre l’Égypte, qui fut clouée au sol à Sidi Barrani. En décembre, les forces du Commonwealth contre-attaquèrent et, début février, culminant avec la bataille de Bedda Fomm, la reddition de l’armée Italienne de Cyrénaïque fut achevée, l’avant-garde du Commonwealth captura El Aghela, la route vers Tripoli fut ouverte et l’opportunité de chasser les puissances de l’Axe de l’Afrique du Nord se présenta, une opportunité qui ne fut pas exploitée en raison de l’envoi de troupes en Grèce. Entre-temps, des renforts allemands débarquèrent en Tripolitaine et attaquèrent El Aghela le 31 mars 1941, reprenant la Cyrénaïque fin avril. Les forces du Commonwealth, outre d’une base à Tobrouk, se trouvaient à 600 kilomètres à la frontière égyptienne. Il y avait une opportunité pour les forces de l’Axe, qui s’étaient arrêtées au Sollum de conquerir l’Egypte, qui fut avortée cause envoie de renforcements sur le front Russe.
En mai et juin 1941, deux tentatives successives de secours de la garnison assiégée de Tobrouk échouèrent. Une troisième tentative à la mi-novembre a réussi. Tobrouk poussa un soupir de soulagement le 10 décembre, et les forces du Commonwealth (aujourd’hui 8e Armée) reprirent Benghazi la veille de Noël. La position de la 8e armée à El Aghela fut de nouveau affaiblie par l’envoi de troupes en Extrême-Orient pour faire face à la menace japonaise.
Le 21 janvier 1942, les forces de l’Axe contre-attaquèrent et reprirent Benghazi, atteignant la ligne Ghazallah-Bir Hakim, où leur avancée fut arrêtée pendant 4 mois. Fin mai, la défaite à la bataille de Gazalla et la perte conséquente de Tobrouk forcèrent la 8e armée à se replier au-delà de la frontière égyptienne vers la ligne d’El Alamein, où, fin juin, ils contre-attaquèrent et stoppèrent l’avancée de l’Axe. Une offensive supplémentaire de l’Axe le dernier jour d’août – la bataille d’Alam Halfa, qui dura 6 jours – fut repoussée avec succès.
Le 23 octobre, la 8e Armée, réorganisée, renforcée et reéquipée, attaqua l’Axe lors de la bataille d’El Alamein qui dura jusqu’au 2 novembre, aboutissant à une victoire décisive. Lors de l’infiltration qui s’ensuivit, la 8e armée reprit Tobrouk le 13 novembre et Benghazi le 20 novembre. El Aghela fut capturé le 19 décembre et Tripoli le 23 janvier. Début février, les dernières forces de l’Axe s’étaient repliées en Tunisie et la 8e armée fit une pause avant d’entrer dans la phase finale de la guerre en Afrique.
Alamein fut l’une des batailles décisives de l’histoire. En intensité, elle rivalisait avec ce qu’on connaissait jusqu’alors et fut l’aboutissement d’une campagne où la 8e armée et la Desert Air Force combattirent comme un poing, gardèrent les flancs et furent protégées par leurs approvisionnements. Les forces ennemies furent harcelées par la Marine, tandis que leurs propres approvisionnements leur parvinrent par la Marine marchande.
Les sépultures qui ont eu lieu sur les champs de bataille de ceux tombés lors de la campagne du désert ont été transférés aux cimetières de guerre du Commonwealth à El Alamein, Sollum, Tobrouk, Nightsbridge, Benghazi et Tripoli. Les noms des soldats et des parachutistes dont la tombe est inconnue sont commémorés ainsi que ceux de leurs camarades lors d’autres batailles du Moyen-Orient au cimetière d’El Alamein. Les noms des personnes disparues de la Marine sont commémorés sur des monuments dans les ports d’où ils ont commencé.
Cimetière de guerre d’El Alamein - Mémorial d’El Alamein
Ce cimetière comprend 7.367 sépultures, desquelles 815 n’ont pas d’identification nominale. Les noms de 603 autres morts tombés qui ont été incinérés sont commémorés au monument de crémation à l’intérieur du cimetière.
Le mémorial d’El Alamein porte les noms de 11.945 soldats et parachutistes, avec un lieu d’inhumation inconnu. 8.725 morts lors des campagnes : Désert occidental (8.392), Irak (184), Syrie et Liban (116) et Perse (33). Les 3.220 parachutistes sont morts non seulement lors de ces 4 campagnes, mais aussi lors des opérations en Grèce, en Éthiopie, en Somaliland, en Érythrée et à Madagascar.
Par pays, les noms incluent :
Cimetière Monument
Inhumations Incinérations Armee de terre Armee de l'air
Royaume-Uni 4.074 14 4.880 2.138
Canada 34 - - 215
Australie 1.234 - 338 317
Nouvelle-Zélande 1.108 - 777 90
Afrique du Sud 495 - 795 460
Inde 198 589 - -
Chypre - - 1 -
Afrique de l’Est 5 - 42 -
Territoires des Protectorats 1 - - -
Seychelles 1 - - -
Soudan 1 - 20 -
Afrique de l’Ouest 3 - 8 -
Autres Alliés 129 - - -
Corps arabe - - 46 -
Transjordanie - - 30 -
Entierement non identifiés 83 - - -
Nombre total 7.367 603 7.725 3.220
7.970 11.945
Je ne peux que supposer que les sépultures des Grecs (99 tombés) sont classées dans la colonne « Autres alliés ».
Je comprends maintenant parfaitement la nécessité d’un Cenotaphe spécial pour « les enfants de la Grèce ».
Le musée a trois mentions honorifiques pour trois femmes qui ont chacune combattu de leur propre facon l’Axe.
La première est une infirmière Britannique hautement décorée que les circonstances de ce jour-là ne m’ont pas permis de documenter. Je reviendrai pour completer mon enquète.
La seconde est la franco-britannique Violette Szabo qui a perdu son mari à El Alamein et s’est engagée dans les services spéciaux britanniques pour venger sa mort.
L’histoire de Violette Szabo
Violette est née en 1921 d’un père anglais et d’une mère française.
Elle tomba follement amoureuse d’Étienne Szabo, d’origine hongroise, qui servait dans la Légion étrangère française. Ils se marièrent, il fut transféré en Afrique du Nord et, entre deux de ses congés, naquit leur fille, Tanya. Son père ne l’a jamais connue. Il tomba au combat au début de la bataille d’El Alamein.
Déterminée à venger la mort de son mari et déjà formée à l’effort de guerre en Angleterre, Violette s’engagea dans les Forces Spéciales (SOE), qui l’utilisèrent en France en 1944. Son rire contagieux et sa capacité à maintenir son équipe unie sont restées dans la mémoire de ses collègues. Lors de sa seconde mission, elle fut capturée par les Allemands après une résistance héroïque et envoyée au camp de Ravensbruck. Ils l’ont exécuté en 1945.
Elle reçut à titre posthume la Croix de George (Angleterre), la Médaille de la Résistance et la Légion d’honneur (France)
En sa mémoire, une petite ferme-musée fut organisée dans la campagne anglaise, où son anniversaire est célébré chaque été.
Vera Lynn, la chérie du Commonwealth
La célèbre chanteuse de la guerre Vera Lynn
(1917-2020)
Vera Lynn est photographiée avec des ouvriéres de fabrique de munitions après un concert pendant leur pause déjeuner, quelque part en Grande-Bretagne. Sur ses épaules une veste de fourrure, à ses mains des fleurs de toutes les couleurs.
Vera Lynn, fut une des figures les plus célèbres des années 1940. Sa voix servit souvent de « musique de fond » pour des images de la 2nde Guerre mondiale. Déjà célèbre à la radio et grâce à ses concerts à travers le pays avant la guerre, elle s’est imposée dans le cœur du pays en dominant les préférences des auditeurs de la BBC et en devenant la « favorite des forces armées ».
Sa voix, inhabituelle pour l’époque et immédiatement reconnaissable, était toujours louée pour son articulation et sa sincérité. Des concerts nocturnes dans des théâtres à travers tout le pays, même pendant les bombardements de Londres, la rendirent célèbre auprès de milliers de personnes.
Son émission de radio, « Sincerely Yours », rassemblait des familles pendant la guerre, lisant des messages de proches et chantant des dédicaces qui comptaient beaucoup pour les personnes séparées par la guerre. Par exemple, elle visitait les hôpitaux pour informer les blessés ou les malades qu’elle avait rencontré leurs épouses ou leurs nouveau-nés. Elle recevait mille à deux mille lettres par semaine. Peu d’entre eux ont survécu, les autres ayant été « recyclés » au service de la lutte guerrière.
Des problèmes d’emploi du temps ainsi qu’une réaction au Parlement contre les « chanteurs sentimentaux » et les « chansons doucereuses » à la radio, entraînèrent une légère réduction des programmes radio auxquels elle participait, mais lui permit davantage d’apparitions publiques, ainsi que le tournage de trois longs métrages pendant la guerre. Existe aussi son scénario personnel du film « Rythm Serenade » avec ses propres notes. Mais c’est son voyage en Inde et en Birmanie en 1944, pour divertir les troupes sur le front de la jungle en Extrême-Orient, qui fit d’elle la favorite de la 14e Armée.
Après l’écrivain et compositeur anglais Sir Noel Coward, elle fut probablement la personnalité la plus célèbre ayant diverti les troupes alliées en Birmanie, et tout le monde louait son courage ainsi que l’effet de ses chansons sur le moral des soldats de l’époque. Elle était également prête à rendre visite aux malades et aux blessés et à transmettre leurs messages en retournant, a leurs épouses et mères, des actes qui témoignaient de son intérêt et qui sont documentées par les lettres désormais disponibles. C’est cette popularité, son intérêt sincère pour ses fans et son désir de se connecter avec eux, qui l’ont amenée à rester dans la sphère publique bien plus longtemps que ses contemporains. Son travail avec des associations pour anciens combattants la maintint également à l’avant-garde de l’intérêt public pour la 2nde Guerre mondiale et les guerres qui ont suivi.
Elle n’était pas connue seulement au Royaume-Uni. À l’intérieur de l’Europe occupée, des milliers de personnes écoutaient sa voix lorsqu’elles se connectaient secrètement chaque soir à la BBC. Lors de l’un de ses premiers voyages après la guerre et la naissance de sa fille, elle découvrit un nombre étonnamment large de fans au Danemark. Ses apparitions à la télévision et au théâtre dans les années 1990 dans des émissions de variétés populaires ont attiré des millions de téléspectateurs. Elle fut la première artiste britannique à mener le Top 10 américain en 1952 et, s’il y avait des équivalents en Grande-Bretagne en 1940, les ventes de « We’ll meet again » auraient été en première place.
Le texte ci-dessus est une traduction du texte du Musée.

Dans le parc du musée
Les machines de guerre de l’époque

Un dernier rélief en guise d’adieu
Nous nous rendons au petit musée au propylon du monument Italien aux défunts.
Une salle de réunion, une salle pour les officiels, deux pièces avec des souvenirs de la bataille, des installations sanitaires.
Ensuite, une plaque commémorative en marbre pour les « combattants de la paix », techniciens et ouvriers italiens qui ont perdu la vie lors des grands projets à Assouan, Esna, Edfina entre 1898 et 1951.
Grande plaque de marbre portant les noms des soldats libyens morts pour l’Italie
« Compte rendu des batailles d’Afrique du Nord, du 10 juin 1940 au 13 mai 1943 »
Chronologie de la campagne d’Afrique du Nord
Année 1940
10 juin. L’Italie entre en guerre contre la Grande-Bretagne et la France. Deux armées sont alignées en Libye. Le 5eme à la frontière de la Tunisie française et la 10eme à la frontière avec l’Égypte anglaise.
Le 28 juin, le maréchal de l’Armée de l’air Italo Balbo est tué alors que son avion est abattu par erreur et le maréchal Rodolfo Graziani prend sa place.
13-18 septembre. La 10eme Armée, composée des divisions de Katanzaro, Marmarika, Sirene, 23 mars, 3 janvier, 28 octobre, 1ere et 2eme Libyenne ainsi que l’unité blindée spéciale, commença l’avancée vers l’Égypte avec une réponse faible des forces britanniques qui préféraient battre en retraite. Les forces italiennes avancent jusqu’à Sidi Barrani.
9-11 décembre. Les troupes du général Archibald Wavell lancèrent l’opération Compass et attaquèrent les forces italiennes, qui étaient sévèrement battues à Sidi Barrani. L’attaque anglaise s’est avérée un succès complet.
16 décembre. Les Italiens quittent l’Égypte.
Année 1941
1er janvier - 10 février. Les forces italiennes sont à plusieurs reprises vaincues à Bardia, Tobrouk et Beda Fomm. La Force britannique du désert occidental occupe Benghazi et toute la Cyrénaïque. Les pertes italiennes sont lourdes : 140 000 hommes, 1 400 canons et 450 véhicules blindés. Le maréchal Graziani est remplacé par le général Italo Gariboldi.
14 février. Les premières unités du Corps africain allemand arrivent à Tripoli avec leur chef Erwin Rommel.
31 mars - 16 avril. Les Allemands viennent tout juste de débarquer et, avec l’aide des divisions italiennes Ariete et Brescia, attaquent les Britanniques et les surprennent. La Cyrénaïque est reprise par l’Axe (batailles de Derna et El Messili).
14 avril-4 mai. Les troupes italo-allemandes attaquent à deux reprises le fort de Tobrouk, défendu par la 9e division australienne, mais sont repoussées.
15-26 mai. Les Britanniques lancent l’Opération Brevity, qui vise à contrôler le col de Halfaya, mais sont repoussés à leurs positions initiales.
15-17 juin. Les Britanniques lancent une offensive pour libérer Tobrouk du cordon de l’Axe, mais sont de nouveau repoussés (Opération Battleaxe). Suite à cet échec, le général Wavell est remplacé par le général Claude Auchinleck.
18 juillet. Le général Ettore Bastico est nommé nouveau commandant supérieur des Forces armées italiennes en Afrique du Nord.
18 novembre - 13 janvier 1942. La 8e armée britannique lance une offensive générale sous le nom de Crusader (Croisé). Après une longue série de conflits féroces, première et deuxième batailles de Sidi Rezeg, celles d’Ein el-Ghazalla et d’Avedabia, les forces de l’Axe furent contraintes d’abandonner la Cyrénaïque. À la frontière avec l’Égypte, la division de Savone resta en place, et continua de résister jusqu’au 17 janvier. Dans les affrontements autour de Der el-Gobi, on peut voir la division blindée Ariete et le régiment des Nouveaux Fascistes.
Année 1942
21 janvier - 4 février. L’armée blindée de Rommel, soutenue par les divisions italiennes Ariete et Trieste, agit avec détermination et lança une contre-attaque, chassant les Anglais de la Cyrénaïque occidentale jusqu’à Ein el-Ghazalla.
26 mai. Les Italo-Allemands attaquent la ligne entre Ein el-Ghazalla et Bir Hakim. La bataille fait rage jusqu’au 15 juin, lorsque les forces de l’Axe plient les Anglais et entrent en contact avec les défenses de Tobrouk. Les divisions d’infanterie de Trente, Sabratha, Brescia, Pavie, la Trieste motorisée et l’Ariete blindée, qui se distinguèrent particulièrement à Ruqbet el Atask et Bir Hakim, participèrent avec honneur aux affrontements intenses. Le 19 juin, la division blindée Littorio fut ajoutée.
21 juin. Les Italo-Allemands occupent Tobrouk. 33 000 hommes, 2 000 véhicules et un butin important sont capturés. Rommel profite immédiatement du succès pour poursuivre les Anglais jusqu’en Égypte. L’invasion prévue de Malte est reportée.27 juin. Rommel captura également le camp fortifié de Marsa Matrouh.
1er au 20 juillet. Première bataille d’El Alamein Les Italo-Allemands tentèrent à plusieurs reprises de percer les lignes anglaises, mais furent repoussés.
13 août. Le général Auchinleck est remplacé au commandement par le général Bernand Law Montgomery.
30 août - 6 septembre. Deuxième bataille d’El Alamein. Les Italo-Allemands tentent en vain d’avancer vers l’est, mais sont arrêtés à Alam et Halfa. Les divisions Brescia, Folgore, Pavie, Trente, Bologne, Trieste, Ariete et Littorio participent aux opérations.
23 octobre - 4 novembre. Troisième bataille d’El Alamein. La 8e armée britannique, ayant reçu surtout des renforts des États-Unis, part en contre-attaque sur tout le front (opération Lightfoot). Malgré l’inégalité des forces sur le terrain, les Italiens-Allemands opposèrent une forte résistance. La division parachutiste de Folgore est glorifiée, repoussant toutes les attaques sur son secteur. Après avoir perdu une grande partie des véhicules blindés, Rommel fut contraint d’ordonner la retraite. L’armée blindée, pratiquement détruite, il perdit 26 000 hommes morts et 35 000 prisonniers. Les Britanniques ont perdu 500 véhicules blindés mis hors service.
8 novembre. Les Américains débarquent au Maroc et en Algérie (Opération Torch), face à une faible réaction des forces françaises de Vichy, qui finissent par les rejoindre. L’Axe répond en occupant la Tunisie.
24 novembre. Le reste des forces italo-allemandes se retire rapidement vers la Tripolitaine, atteignant El Aghela. Les divisions de La Spezia, Pistoia, Superga sont coordonnées avec des renforts italiens et les premières batailles contre les Alliés commencent en Tunisie.
Année 1943
25 janvier. Tripoli est occupée par les Britanniques. La retraite se poursuit en Tunisie jusqu’à la ligne Marez. Les forces italiennes en Afrique du Nord sont renforcées par la division blindée des Centaures et les « Nouveaux Fascistes » ont été transformés en division, tandis que la « Trieste » a été reconstituée.
Le 5 février. La formation de la 1ere armée italienne sous le commandement du général Giovanni Messe fut déployée sur le front sud, comprenant les divisions d’infanterie Trieste, Nouveaux Fascistes, La Spezia, Pistoia, Centaure, le groupe du Sahara et de grandes unités allemandes. D’autres unités italiennes déployées en Tunisie faisaient partie de la 5eme armée sous commandement allemand (division Superga, 50e régiment spécial et un détachement du Centaure).
19 février - 6 mars. La dernière offensive de l’Axe en Afrique a eu lieu. La 5eme armée italo-allemande combat les Anglo-Franco-Américains à Kasserine, allégeant la pression sur Tunis et Bizerta, tandis qu’au sud, les Allemands sont vaincus par les Britanniques à Medenin.
16-28 mars. Bataille de Mareth. Montgomery attaqua avec la 8eme armée et le soutien américain sur le front ouest. La 1ere armée de Messe, bien établie sur le terrain, résiste vigoureusement, mais finalement, face à la pression anglaise, se retire sur la ligne Akarit-Hots.
5-11 avril. Après une pause temporaire au Wadi el-Acarit, les Italo-Allemands se replièrent davantage jusqu’à la ligne d’Enfidaville sous la pression de l’avant-garde anglaise.
19-30 avril. Bataille d’Enfidaville. C’est la dernière résistance de l’Axe en Afrique du Nord. Les affrontements sont particulièrement violents, notamment dans le secteur de la division Trieste, dont les bataillons ont héroïquement résisté à Takruna.
6-8 mai. L’offensive alliée sur le front occidental aboutit à la prise de la Tunisie et à la reddition des forces de la 5eme armée allemande le 13 mai. La 1ere armée italienne remit honorablement les armes.
Traduction des textes listés sur les deux planches ci-dessus.
Dalles commémoratives de marbre
On sort de nouveau à l’air libre
« Nous ne manquions pas de talent, nous manquions de chance »
Malheureusement, ils manquaient aussi d’idées motivantes. Lorsque vous commencez à occuper l’Éthiopie, la Libye, l’Albanie et attaquez la Grèce, ayant choisi le fascisme comme idéologie d’État et votre principal allié, le premier – et, espérons-le, le dernier – État nazi, quelles sont vos bases ? Quelles sont vos capacités pour que la chance vous serve ?
Le Poste Décisif Q 33
Paolo Caccia Dominoni di Silavengo
Il a combattu à El Alamein. Il a consacré 14 ans à la recherche des restes de défunts de toutes nationalités dans le désert égyptien. Il a conçu le mausolée italien.
Depuis la grande terrasse du monument Italien, on fait nos adieux à la côte, dans l’un des rares endroits non construits. Les habitués aux paysages grecs, peuvent se tromper. Les nuages à l’horizon ressemblent à des chaînes de montagnes d’une côte opposée inexistante.
Pour voir les commémorations de la bataille d El Alamein du 18 Octobre 2025
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Texte et photographies © Ioannis Kallianiotis, sauf indication contraire









































